Avis Vaude Marwees 500 2019

2 avis Vaude Marwees 500.

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Note moyenne : 8/10

Un sac éco-conçu performant... si on ne le pousse pas à ses limites !

Avis sélectionné
Profil du testeur : 37 ans | 1,72m | 67kg | Avancé | Lyon
Conditions du test : Printemps, autour de 1600m d'altitude
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Test Privé - Sac de couchage Vaude

Points forts

Solidité
Robustesse des finitions
Confort
Empreinte écologique

Points faibles

Poids
Chaleur

Cet avis fait suite à ma sélection au test privé d'Outzer, que j'en profite pour remercier, ainsi que Vaude, de m'avoir permis de tester ce produit.


Après avoir laissé passé l’hiver et avec un peu de corona-retard, j’ai enfin pu tester le sac de couchage Marwees 500 de chez Vaude, pour lesquel j’ai eu la chance d’être élu testeur privé en compagnie de bonbonRose. Son test, dégainé plus vie que le mien, est consultable ici.

Avant d’aller plus loin, je précise que je n’ai pas une expérience démesurée des sacs de couchage, donc assez peu de références. En plus des divers essais, j’ai un petit duvet synthétique léger (T° de confort 11°) que j’utilise en été en plaine, mais surtout un Valandré BloodyMary, qui sera mon point de comparaison principal, et dont le test Outzer est visible ici.


Alors ce Vaude Marwees 500 ?


Rappel des caractéristiques de la bête :

Poids annoncé : 1200g

Poids pesé dans la vraie vie : 1358g (avec la housse)

T°confort: 2°C Limite : -3°C Extrême : -20°C

Garnissage : Canard : 75 % duvet recyclé 25 % plumes recyclées

Pouvoir gonflant : 550 CUIN

Dimensions de rangement annoncées : 37x20cm

Dimensions, compacté au max, mesurées dans la vraie vie : Parallélépipède de 26x22x22cm

Prix : On le trouve à moins de 200€.


Au déballage :

Belle impression première. Le produit est bien présenté, et semble de bonne qualité. Les finitions sont excellentes, les coutures solides, et le polyester du sac, couleur orange extérieur et marron intérieur, paraît solide et est très agréable au toucher. Comparé à mon Valandré, le tissu fait plus solide, et même si je ne m’y risquerais pas, j’aurais moins peur de frotter le Vaude contre une surface abrasive.

La fermeture éclair, côté gauche, est également de bonne facture, avec deux possibilités d’ouverture, en haut et en bas. Elle permet une large ouverture, presque jusqu’en bas, seul le compartiment destiné aux pieds restant indivisible.

Vaude a ajouté une petite poche (voir photos) à l’intérieur, fermée par une mini-fermeture éclair permettant de glisser un petit objet. Enfin, la collerette peut s’isoler par deux boutons pression, et se resserrer via un système de serrage autobloquant sur un élastique. Le même système permet également de serrer le pourtour extérieur de la collerette autour de la tête. Ces systèmes sont efficaces à serrer (surtout si l’on veut ressembler à Kenny !), mais peu intuitif à desserrer, bien qu’assez simple dans leur conception. Rien de révolutionnaire, ni de choquant, c’est ce qu’on retrouve sur la plupart des sacs du marché, mais je n’ai toujours pas compris comment on se sortait avec élégance et facilité d’une position emmaillotée avec les mains à l’intérieur du sac. Cela dit, à ma connaissance, personne n’est jamais resté coincé dans son duvet ! Peu importe le style, donc, seule compte l’efficacité, et à ce sujet, Vaude propose des systèmes éprouvés, donc fiables et qui ne perturberont personne. Seul bémol, la petite cordelette complémentaire de l’élastique s’effiloche très rapidement (dès les premières manipulations), sans que cela ne remette en cause le fonctionnement de l’ensemble.

Curiosité, j’ai cherché la housse de stockage avant de m’apercevoir que la housse de compression fait également office de housse de stockage. Un ingénieux système de passants et de crochets permet de compacter (ou décompacter et si on ne serre pas) le sac de couchage. Simple et robuste, exactement ce que l’on cherche sur des produits de bivouac ayant vocation à être parfois malmenés pendant plusieurs années. La housse, très solide, inspire confiance et je n’ai pas été effrayé à l’idée de la mettre en tension via les crochets pour compacter le Marwees 500.


En test, sur le terrain :

En bivouac sous tarp, en Chartreuse au mois de mai, autour de 1600m d’altitude, il ne fait pas très chaud. Environ 5°C la nuit, des conditions de température qui s’avèrent donc idéales pour tester ce produit.

Le Marwees 500, s’est assez bien sorti de cette épreuve. Facile à déballer et à remballer, il a même pris quelques gouttes d’eau en fin de nuit (ah, les joies de la condensation sur les abris mono-parois !), qui ont séché très rapidement, sans impacter le duvet interne.

Le gonflant de 550 CUIN est clairement moins impressionnant que sur mon Valandré (qui en affiche 800), mais s’avère plutôt intéressant après quelques minutes. En fin de nuit, on comprends bien que de l’air est emprisonné dans le duvet et que le pouvoir isolant est présent.

Concernant la chaleur, j’ai été un peu déçu. Là encore, peut-être que la comparaison avec mon Valandré est trompeuse, car les gammes de températures (et de prix !) ne sont pas les mêmes. Pour autant, sans avoir froid, je n’ai pas spécialement eu chaud. J’aime avoir bien chaud la nuit, pour récupérer d’une journée de marche dans le vent et le froid, et ce n’était pas le cas. Certes, j’ai probablement testé le sac à sa limite confort (2°), mais je ne crois pas avoir affronté des températures plus basses. Difficile d’avoir un avis tranché sur la question, car je n’ai pas passé des mauvaises nuits, mais, étant habillé des pieds à la tête en merinos et avec une mini polaire, j’aurais dû avoir chaud.

Aucun problème aux extrémités (pieds ou tête), c’est l’ensemble qui m’a semblé presque juste. Peut-être que le faible écart annoncé Confort/Limite joue sur les performances lorsque l’on titille les limites basses du produit ?

Encore une fois, le sac a fait le job, je n’ai pas grelotté et il m’a bien protégé, mais je n’ai sur ce point pas le même avis que Bonbonrose qui l’a trouvé relativement chaud. Pour un poids de plus de 1200g, cela reste un point décevant.

En revanche, le Marwees 500 est très confortable. On a de la place pour bouger un orteil, ce qui est très appréciable, et le tissu intérieur est soyeux et doux au toucher. Rien à redire là dessus, on est dans un cocon, sans qu’aucun élément (serrages, fermetures éclair…) ne viennent perturber le sentiment de confort qui se dégage lorsque l’on s’est glissé à l’intérieur. Sur ce point, il prends le dessus sur mon Valandré où les scratchs peuvent être gênants.


En résumé :

Au vu de la philosophie d’éco-conception chère à Vaude, il s’agit d’un bon produit. Le duvet de canard recyclé fait le taf, même s’il ne faudra pas aller le titiller trop bas dans les températures.

Il s’agit donc d’un bon sac de couchage 2/3 saisons, si tant est qu’on ne monte pas trop en altitude au printemps et en automne. Les finitions sont exemplaires, la robustesse est réelle, et le confort au rendez-vous, malgré un poids pas assez contenu pour cette gamme de températures.

A moins de 200€, il reste accessible pour les « consomm-acteurs » qui souhaitent s’engager dans des achats éthiques et réduire leur empreinte écologique.


Pour qui ?

Pour le randonneur 2/3 saisons soucieux de son empreinte écologique
7/10

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