Avis Hoka One One Speedgoat 4 2020

2 avis Hoka One One Speedgoat 4.

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Note moyenne : 9/10
Jeffray

Courir un Ultra en chausson

Avis sélectionné
Profil du testeur : 37 ans | 1,76m | 71kg | Expert | Le Crès
Acheté : 140€ en magasin
Conditions du test : 140km sur terrains secs et humides, majoritairement rocailleux

Points forts

Amorti, dynamisme, légèreté, confort

Points faibles

Manque de précision

Après plusieurs blessures aux pieds suite aux chocs répétés sur les terrains techniques de l’Hérault et du Gard, j’étais à la recherche d’une chaussure taillée pour le long. Plusieurs coureurs de mon entourage m’avait conseillé les Speedgoat ou les Mafate. Mon choix s’est orienté vers ce premier modèle, dans sa nouvelle version : la Speedgoat 4.

1ère rencontre avec les Speegoat 4 : lorsque je suis allé dans mon magasin fétiche essayé ce modèle, la première chose qui m’a sauté aux yeux (et c’est bien connu chez Hoka…), c’est la taille de la semelle, impression qui s’accentue lorsqu’on la porte aux pieds, surtout après avoir fait un hiver de route avec des Adidas Boston 8… J’avais pourtant une première approche de la marque grâce au Test Privé des Torrent (mon test ici) que j’avais conclu en disant que je n’hésiterai pas à revenir à cette marque (encore merci Outzer!!). En revanche, j’ai été de suite très surpris par leur poids très contenu pour ce type de chaussures : 309g en 42 2/3 sur ma balance de cuisine, ce qui correspond parfaitement au poids annoncé par la marque; d’autant plus que mes anciennes chaussures pour le long étaient des La Sportiva Akasha (mon test ici) trop lourdes à mon goût. Rentrons désormais dans le détail…

Le chaussant : ayant le pied relativement large, je me suis d’abord senti légèrement à l’étroit dans les Speedgoat 4 bien que la Toe-Box ait été élargie sur cette version. Le vendeur en qui j’ai parfaitement confiance m’assure qu’il ne faut pas s’y fier et qu’elle se font aux pieds en 2-3 sorties. Et j’ai eu raison de lui faire confiance, après 2 sorties d’une quinzaine de km chacune, je ne ressens plus aucune gène sur l’avant-pied, c’est vraiment du grand confort. Le pied est très bien maintenu par un laçage précis et renforcé par des motifs imprimés 3D favorisants ce sentiment. Quant au talon, il est également bien maintenu, il ne se décolle pas de la chaussure à condition d’avoir bien serré les lacets. Pour ceux qui ont les pieds vraiment très larges, il existe une version « Wide » que je n’ai pas pu enfiler donc je ne peux pas vous donner mon avis.

Amorti / Dynamisme : c’est bien leurs point forts, le rapport amorti / dynamisme est excellent. Testées sur des terrains très techniques, elles arrivent parfaitement à gommer les grosses imperfections du sol mettant en sécurité le pied et donc à retarder l’apparition de douleurs liées aux chocs tout en gardant un dynamisme très correcte. Je n’irai pas jusqu’à faire mes footings sur route avec mais pour la pratique du trail, c’est très correct. Une étude a d’ailleurs montré que 70% des abandons pour blessure sur l’UTMB étaient liés à des problèmes de pieds donc autant les mettre en sécurité… Quant à ceux qui redoutent les 4mm de Drop, on s’y fait très vite surtout que l’amorti permet de s’adapter en douceur (contrairement aux Salomon S/Lab Sense 7 qui présentent un Drop identique mais auquel je ne me suis jamais fait après 350km parcourus avec).

L’accroche : comme sur la version précédente, elles sont dotées de semelles Vibram Megagrip dont les qualités ne sont plus à vanter. L’accroche est absolument parfaite sur tout type de terrain grâce aux crampons de 5mm hormis sur roche très humide où je me suis fait quelques petites frayeurs mais je n’ai jamais trouvé de chaussures qui ne possèdent pas cette problématique (les semelles en graphène des Inov8 font parait-il des merveilles, à tester…). Dans la boue, elle réagissent également très bien mais surtout elle se dégage rapidement de la semelle. Quant à la durée de vie, je n’ai pas assez de recule, elles n’ont que 140km au moment où je rédige ce test mais elles ne présentent pas d’usure prématurée.

Le Mesh : souvent pointé du doigt sur les versions précédentes, car trop fragile sur l’avant-pied aux points de flexion du pied, le mesh ne présente à ce jour aucun soucis. Il a été retravaillé assurant d’après la marque une meilleur respirabilité et durabilité. Je n’ai pas d’éléments de comparaison à ce sujet n’ayant pas couru avec les versions précédentes. Je peux juste vous assurer qu’il n’y a pas de sensation de cocotte-minute même par forte chaleur (20km courus hier sous 29°).

Et les points faible alors? Et bien je n’en vois qu’un, c’est le manque de précision. Dès qu’on accélère sur terrain technique où la précision de pose du pied est primordiale si on veut évité la blessure, il m’arrive plus souvent avec ce modèle de faire des erreurs. Je ne vois qu’une explication à cela : au point le plus large de l’avant-pied, la semelle de la Hoka fait 2cm de large de plus qu’une Salomon Ultra soit 12,5cm contre 10,5… Evidemment cette largeur est indispensable à la stabilité de la chaussure étant donné l’épaisseur de la semelle.

En conclusion : j’ai un collègue d’entrainement qui m’avait parlé d’addiction à ce modèle, une fois testé, on ne peut plus s’en passé. Il est encore trop tôt pour le dire mais ça pourrait bien être le cas… Je mettrai mon test à jour selon l’évolution des chaussures au fil des kilomètres. Compte tenu de la situation sanitaire, le prochain vrai test terrain sur un Ultra sera sur l’Endurance Trail des Templiers en octobre prochain (je croise les doigts), espérons qu’elles tiennent jusque là…

Pour qui ?

Taillées pour les longues sorties et les pieds sensibles aux difficultés du terrains

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