Après 6 mois d’utilisations, du soleil cuisant du Roc d'Azur (50km) aux ambiances lugubres d'un trail d'Halloween, en passant par les dénivelés techniques du Trail d'Eze (31km), j'ai maintenant suffisamment de recul pour vous parler des TSL Carbon 4.
L'ergonomie : Littéralement comme un gant!
Le gantelet est un modèle plutot confortable (Thanos aurait apprécié). On oublie vite qu'on le porte, si on met bien le scratch sur la languette, il ne crée aucun point d'échauffement, même quand la foulée commence à ressembler à une fin de soirée difficile. Les poignées en liège permettent un bon grip et évitent également les ampoules.
Le système magnétique : Comme papa dans maman! (Ou papa dans papa)
Le système de clippage magnétique, c'est le "speed dating" : You? Me? Clip. Ca matche instantanément. C'est ultra-rapide, intuitif et ça évite de se battre avec ses bâtons quand on a la lucidité d'un poisson rouge malade après quelques heures de course. On approche la main, "clic", c’est parti, et ca tient fort!
Robustesse : Testé en mode "Poids Lourd"
Avec mon gabarit (1m76 pour 83kg), je ne suis pas vraiment une plume qui effleure le sentier, plûtot un sanglier qui sort de table. Pourtant, en version 120cm, ces bâtons encaissent sans broncher.
Stabilité : Aucune vibration parasite. A noté l’ajout d’embout plastique pour protéger la pointe si besoin, on apprécie!
Tension : Le système de caoutchouc interne en élastomère, qui assure la mise en tension, est impressionnant de résilience. Après 6 mois, il n'a pas pris une ride, pas de déformation apparente ni ressenti.
Le point de vigilance (Le "Wait and See")
Si je devais chercher la petite bête : le système de verrouillage repose sur un unique embout métallique qui supporte à la fois la tension du bâton et le poids du coureur. Pour l'instant, c’est solide comme un roc. Mais je garde un œil dessus : si cette petite pièce décide de prendre sa retraite de manière anticipée, le bâton devient un simple tube de carbone décoratif ou une flute au mieux. Affaire à suivre!!