Grandes voies dans la calanque de Sormiou

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Grandes voies dans la calanque de Sormiou

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A la recherche d’une bouffée d’air frais

Les temps sont durs : plus d’une année de crise sanitaire mondiale, des salles d’escalades fermées, la vie au ralenti ... Avec les premiers rayons de soleil réchauffant le sud de la France nous avons fuit la capitale pour aller grimper le temps d’un week end dans les calanques et particulièrement à Sormiou au sud de Marseille. Une bouffée d’oxygène !

C’était une première fois pour moi dans les calanques pourtant le site est très connu selon mon compagnon de cordée. Après nos deux jours, je comprends pourquoi : un cadre magnifique, des voies biens équipées, un site facile d’accès. Les ingrédients parfaits d’un bon week-end. 

Nous avons ainsi fait l’ascension du Bec de Sormiou par deux voies différentes, une par jour avec en bonus, le dimanche, une voie en couenne sur un site à proximité.

Accès au site : bien écouter les locaux

Nous sommes arrivés en train à Marseille Saint-Charles. Nous logions dans le quartiers Les Baumettes / Sormiou au sud de Marseille. Le quartier le plus proche de la route d’accès à la calanque : à 20 min après le couvre feu, le double avec le trafic normal en journée. La route de la calanque est à 5 min.

Sur place, notre hôte nous a donné des informations importantes pour arriver sur site : 

- La route d’accès jusqu’à la Calanque n’est ouverte que de début novembre à fin mars. Le reste de l’année, il faudra se garer et prévoir un peu plus d’une heure de marche pour accéder à la plage. Heureusement, nous sommes en février ! Mais à garder en tête.

- La route est un peu « dangereuse ». Au début, j’avoue avoir pris peur car des mauvaises routes, j’en ai écumé en Asie et cela ne me disait rien qui vaille... Dans la réalité, la route est bien goudronnée mais le grand problème réside dans sa largeur. Avant le col de Sormiou, la route est suffisamment large et serpente peu permettant le croisement des voitures facilement. Il faudra peut-être s’arrêter mais cela passe largement. Après le col, c’est une autre paire de manches. La route devient étroite et les croisements se feront au ralenti ou alors via des aires de croisement. Si en arrivant le matin, il n’y avait pas vraiment de soucis (essayer d’anticiper les voitures arrivant en face), le soir pour quitter la calanque, la route se transforme en une file de voitures dans les deux sens tentant de progresser péniblement. Il faudra vraiment se serrer ou descendre pour faire la circulation soi-même. Patience ou, si vous êtes un peu frileux en voiture, il vaudra mieux rester au col où il y a un petit parking et faire la descente à pied (20-30min). Mieux vaut arriver tôt pour avoir une place en haut. 

- Prix : un gentil agent (mais qui est-ce ? Visiblement le parking est une propriété privée) vous prendra 5 euros si vous choisissez de descendre jusqu’au parking en bout de route, même à 10h du matin !

Les voies

Évidemment, je conseille d’acheter un topo. Nous avions celui des calanques qui fonctionne très bien. 

L’accès au pied du bec se fait par un sentier balisé « noir ». Il faut être un peu attentif pour ne pas se tromper. Le flan de la calanque est en fait rempli de sentiers parallèles qui mènent dans la même direction mais suivre ce sentier assurera d’arriver au bon endroit pour trouver l’accès menant au départ des voies. Comptez 20-30 minutes de marches depuis la plage si vous tâtonnez un peu. Pour l’accès il faudra viser la pointe du cap Redon et laisser le sentier « noir » a gauche juste avant le cap pour monter un peu à droite et trouver le sentier qui descend jusqu’à la mer. En observant rapidement la zone, le sentier est clairement visible. Les premiers pas sont dans une dalle rocheuse inclinée.

Ensuite, selon votre grande voie, il faudra descendre jusqu’à la mer et peut être remonter par une première longueur en 4C pour l’échauffement. La mise en jambe avant de grimper !

Les voies sont biens équipées avec des points tous les 2-3m. L’orientation sur le rocher se fait donc facilement et le tracé est clair, le topo est représentatif. La seule difficulté a été pour moi à la croisée d’une voie traversante. La description plus étoffée sur camptocamp m’a sauvé. Les voies se font en 5-6 longueurs pour une escalade de 90-100m. La qualité du rocher est bonne, pas trop patiné même si par endroit la roche a été noircie par le passage des grimpeurs. Les relais se faisaient sur des vires pour notre niveau de difficulté (5a-5c), non chainés et se composent de deux scellements sinon plus. Cela reste très confortable.

C’est donc un plaisir de grimpeur mais aussi un plaisir de contempler : le cadre est tout simplement magnifique ! A mi-chemin, la vire de départ disparaît et donne une ambiance vraiment particulière à l’escalade ! Un régal pour les yeux.

Au sommet et dans la région

Sortis de la voie, c’est une magnifique vue sur la calanque qui s’offre à nous ! Une belle récompense pour tous ces efforts.

La redescente n’est pas aisée, il faudra chercher un peu un sentier pour retrouver le sentier noir emprunté à l’aller. Quelques pas sont un peu exposés. La prudence est de mise mais c’est avec satisfaction que nous retournons vers la plage baignés dans le soleil du début d’aprèm midi.


La région regorge d’un nombre important de spot de GV ou de couenne selon votre envie. Les sites sont plus ou moins faciles d’accès mais cela occupera des grimpeurs pour un long moment.

J’espère que toutes ces photos vous donnerons envie d’y aller pour oublier un peu la morosité de notre quotidien :)

MXR
Texte, Photos MXR
Tombé dans le merveilleux monde de l’escalade il y a 4ans au hasard d’un “ça te tente de venir ?” prononcé sur un autre continent ...
Aujourd’hui je me suis lancé dans une pratique plus orientée outdoor : Fontainebleau, Falaise & Alpinisme !
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