Matinée VTT autour de Berne. Fier de content d'avoir changer une fourche hier, il fallait vérifier si cet upgrade tiendrait ses promesses.
Première montée, la fourche est nikel, il fait chaud. Mais de gros soucis de dérailleur arrière... Je pensais pas que c'était connecté à une fourche de bazar.
Bref, la chaîne qui se fout dans les rayons lors de la première montée, rien ne va. Au sommet, descente directe vers un arrêt au stand. En mode mécano formule 1 j'attaque donc un réglage shimanesque, mais le diagnostic est assez clair, il faut redresser la pâte de dérailleur. Démontage, dégauchisseuse, remontage, réglages. Tout est pico bello, je transpire. C'est éreintant la mécanique.
Allez, direction le Bantiger Histoire de pas se laisser abattre. Il fait chaud, toujours chaud. C'est oppressant à force. Les landes de Gascogne brûlent, les prairies suisses sont sèches comme jamais.
Dans les forêts, les arbres se détestent de leurs feuilles, le stress hydrique est diabolique. Certaines portions de sentiers révèlent une curieuse ambiance, mi automnale mi estivale. Caniculaire.
Au sommet du Bantiger, la situation s'améliore un poil. Les singles sont secs et poussiéreux, très roulant. La fourche marche trop bien, la descente est top.
Je remonte au sommet par le nord, là, certaines portions raides et toujours ombragées sont d'un vert qui a des allures de mirage. Je traverse des fougères, c'est un mirage.
Retour au sommet, descente en sud. La vitesse rafraîchit. La canicule devrait toucher à sa fin (pour cette semaine au moins), une semaine de pluie serait la bienvenue. Mais là j'ai l'impression de demander la lune.
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