Avant de commencer
J’étais assez déçu de l’ancien modèle Forclaz en taille L : il se dégonflait facilement, les valves semblaient fragiles, et la taille L était un peu juste par grand froid. Pour mon gabarit (1m78), mes coudes et talons touchaient souvent le sol, laissant le froid remonter par conduction.
Évidemment, c’est un matelas 3 saisons, donc il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Mon objectif était d’avoir un setup polyvalent capable de me suivre une bonne partie de l’année et de tenir face aux nuits fraîches, en le couplant à un tapis de sol et un bon duvet pour augmenter sa R‑Value… mais en vain. Il ne correspondait pas à mes attentes, et je l’ai ramené chez Decathlon. Heureusement, ils m’ont permis de l’échanger sous garantie pour le Simond MT500 Air, sa version évoluée. J’ai pris directement la taille XL, et cette fois, il tient enfin ses promesses. Voici mon retour détaillé sur cette expérience terrain.
Premières impressions
Dès la sortie du sac, on sent une conception améliorée. Le poids est forcément supérieur à l’ancien modèle L (670g), mais l’encombrement reste similaire. La coupe est plus travaillée : au lieu d’être rectangulaire, le matelas forme des angles aux pieds et aux épaules, supprimant le superflu tout en conservant un espace de contact suffisant.
Les valves paraissent plus fiables et solidement intégrées. Dans l’ensemble, le matelas semble mieux pensé et robuste, inspirant confiance avant même le premier test sur le terrain.
Fiche technique rapide :
Dimensions taille XL : 195 × 60 cm
PLACE AU TEST
Zoom sur la bête
En taille XL, le problème de points de contact avec le sol que je rencontrais en L disparaît.
Sur le dos comme sur le côté, le maintien est homogène, sans points de pression ni sensation de flottement. Pour mon gabarit (1m78), le XL apporte un vrai gain en confort et liberté de mouvement.
La structure en vagues maintient bien le corps sur toute la surface : épaules, coudes et talons ne s’enfoncent pas entre les cloisons, assurant une bonne isolation du sol.
Avec une R-Value annoncée de 3,3, il se place clairement en 3 saisons. Je l’associe généralement à mon duvet Forclaz Trek 900 0° et un tapis de sol en mousse classique : cette configuration couvre confortablement des températures de 0 à 10–12 °C.
J’ai testé une nuit à –10 °C dans une tente 4 saisons : avec un tapis de sol en plus (R-Value ~1), un duvet Carinthia Defence 4 et une grosse doudoune, la nuit a été correct.
C’est un matelas qui remplit parfaitement son rôle du printemps à l’automne, et ponctuellement par temps très froid si l’on adapte l’équipement.
Le gonflage est un vrai plaisir : le sac d’emballage sert de sac gonflant, évitant l’humidité du souffle et préservant le matelas. Trois remplissages suffisent pour gonfler à 100 %, rapide sur un bivouac. Les valves In & Out sont fiables et faciles à manipuler. Astuce : ajustez la pression via la valve In pour un confort personnalisé.
Le dégonflage est tout aussi simple : il suffit de presser progressivement le matelas. Rapide, intuitif et sans stress.
PVC renforcé, coutures robustes, valves intégrées et kit de réparation inclus. Les patchs antidérapants fonctionnent bien et la surface ne glisse pas pendant la nuit. Une protection reste toutefois recommandée sur des sols très irréguliers.
La matière du matelas, elle, reste discrète au mouvement et ne produit pas ce bruit plastique parfois désagréable que l’on retrouve sur certains modèles.
Avec environ 800 g, il est un peu plus lourd et encombrant que certains matelas premium, mais reste raisonnable pour un gonflable 3 saisons. La forme retravaillée aux épaules et aux pieds montre qu’un effort a été fait pour optimiser le poids sans sacrifier le confort.
Ce que j'ai aimé :
Confort en XL, fini les coudes et talons au sol.
Ce qui peut être amélioré :
Conclusion :
Le Simond MT500 Air est une belle évolution de son prédécesseur. Pour un prix très accessible, il offre confort réel, solidité rassurante et utilisation simple sur le terrain.
Bien choisir sa taille : optez pour le XL si vous mesurez plus de 1,75 m.
En résumé : fiable, pratique et abordable, ce matelas tient ses promesses et mérite sa place dans un backpack.
Bivouaquement vôtre,
Chris.
« Le bivouac nous enseigne que le silence et l’air frais sont les meilleurs somnifères. »