Balade - Béarn des gaves :      le gave d’Oloron en canoë-kayak

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Balade - Béarn des gaves : le gave d’Oloron en canoë-kayak

Bearndesgaves
Une navigation mémorable au milieu des saumons sauvages
yrlab
Texte :
Photos :
Aurélien Labry
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Découvrir au fil de l'eau

Durant l’été, dans les Pyrénées Atlantiques et depuis la ville de Pau, on a le choix permanent de rejoindre les montagnes ou l’océan en à peine plus d’une heure. Pour le même timing, on se rend au centre du département, au bord du gave d'Oloron et c'est parti pour une belle descente!

 J’aime beaucoup ascensionner et descendre les montagnes ou ramer dans l’océan mais mon goût pour les découvertes aquatiques m’a aussi conduit à investir dans un kayak gonflable 2 places afin d’être autonome. Je vous parlerai bien plus souvent de parcours en montagne mais pour changer, voici un peu de récit d'aventures à dénivelé nul.

Choix de descente

A l’heure où la chaleur est quotidienne, il est aussi bien appréciable d’aller se rafraichir en plate plaine, en suivant les parcours sinueux des gaves. Dixit Wiki., « Un gave (du gascon gave, prononcé « gabé ») est le nom générique donné aux cours d'eau (grands ou petits), situés au Béarn (à l'est des Pyrénées-Atlantiques), en Bigorre (à l'ouest des Hautes-Pyrénées) et en Chalosse (au sud des Landes)".

Dans le 64, on a la chance d’avoir deux gaves majeurs, celui de Pau et celui d’Oloron. Selon la saison et la section géographique choisie, ces rivières se pratiquent en canoë/kayak, rafting, hydrospeed.

Le gave d'Oloron naît à Oloron-Sainte-Marie dans le département des Pyrénées-Atlantiques de la confluence du gave d'Aspe et du gave d'Ossau. Et oui les grands sommets du département donnent naissance à une hydrographie généreuse. Il est rejoint par le gave de Pau à l'amont de Peyrehorade dans le département des Landes où ils forment les gaves réunis avant de se jeter dans l'Adour. Sa longueur est d’environ 80 km entre Oloron-Sainte-Marie et Sorde-l'Abbaye.

Pour les afficionados de la pagaie, les difficultés du gave d’Oloron vont de la classe 1 à la classe 3. 

De l'histoire au bord de l'eau

Ce mois de juillet, j’avais pour objectif de parcourir une cinquantaine de kilomètres sur cette belle rivière s’écoulant entre les Pyrénées Atlantiques et les Landes au coeur du Béarn des gaves.

Pour la première course, je suis allé découvrir, avec mon ami Brice, une descente de 21 km entre les communes de Navarrenx et Sauveterre de Béarn. Le temps de descente est donné pour quatre heures sans les arrêts.

Navarrenx est une petite ville revendiquant être la première citée bastionnée de France : ses remparts actuels datent du 16ème siècle. Au 17ème, ce fût un port fluvial qui servait à débarquer les tronc d’arbres venus de la montagne par le gave d’Aspe. L’unique pont remonte au 13ème siècle : il est situé sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle… et c’est l’endroit propice pour démarrer une rando-kayak ! Je referme la parenthèse culture mais invite tout un chacun à passer un peu de temps pour découvrir cette petite cité qui vaut le détour.

Descente estivale

Au mois de juillet, le débit a baissé mais le courant reste suffisant pour ne pas avoir trop à ramer. Peu de temps après avoir quitté Navarrenx, on trouve de suite des berges assez sauvages et agrémentées de belles roches calcaires offrant tous types de promontoires. Comme le fond est déjà important, on peut prendre un peu de hauteur pour quelques sauts dans l’eau ! Approchant les 19/20 °C, c’est un réel plaisir de se baigner sans forcément de protection thermique !

Le peuple de l'eau

La gave d’Oloron a toujours été reconnu comme poissonneux et c’est toujours le cas ! Il suffit de soulever les pagaies et de se laisser filer pour observer un grand nombre de poissons blancs, de très belles truites et des saumons venus de l'océan! Les Pyrénées Atlantiques fait partie des rares endroits dans le monde où l’on peut encore pêcher du saumon. L’idéal est de parcourir le gave avant la fin juillet marquant la fin de la période de fraye : le niveau d’eau devenant trop bas pour qu’ils puissent remonter dans leurs rivières originelles d’Ossau et d’Aspe. Fin juillet, le comptage des saumons pêchés approche les 200 spécimens.

On rencontre de nombreuses plages de galets pour faire des pauses et pourquoi pas faire un peu de « stone balancing » ! Les rapides sont simples avec une passe évidente ne nécessitant pas de reconnaissance pour la plupart. Le parcours du gave faisant un grand nombre de virages, il faut tout de même manœuvrer ponctuellement pour éviter rocher et troncs. 

L’arrivée à Sauveterre de Béarn offre un joli passage à l’aplomb du pont de la Légende de la cité médiévale. On peut s’offrir un bon saut de 7-8 mètres depuis ce vestige de pont !

Suite de parcours

Une semaine plus tard, je pars avec ma moitié sur une section du gave plus en aval que la précédente. Le but est de partir d’Auterive et d’arriver sur la commune de Sorde l’Abbaye, en terre landaise. Cette partie est attirante pour un des endroits les plus sauvages de cette longue rivière : la petite « Amazonie », vendue par les quelques bases d’eaux vives faisant de l’encadrement/location.

Ce 30 juillet, il est annoncé 40°C sur les plaines béarnaises : quoi de mieux d’être sur et dans l’eau à volonté pour atténuer la chaleur ressentie tout en découvrant de nouveaux kilomètres.

Cette partie est davantage boisée sur les berges avec des arbres produisant d’impressionnantes sculptures de racines.

Tropicalisme local

Sur la seconde partie du parcours, le gave se divise régulièrement en petits bras plus moins larges et profonds permettant de s’évader au grès de l’envie. Un des bras principaux offre une ambiance plus tropicale avec un grand nombre de plantes aquatiques affleurant à la surface. On a rencontré une armée de libellules d’un bleu flamboyant mais aucun insecte piqueur ! Les arbres couchés au-dessus de l’eau finissent de décorer cet endroit surnommée la petite « Amazonie ». Ce spot étant assez proche de la base d’eaux vives de Sorde-L’Abbaye, il vaut mieux privilégier la matinée sinon l’on souhaite le maximum de tranquillité.

Mis à part la partie finale où l’on a rencontré une dizaine de canoës, les rencontres sont rares et c'est tant mieux pour profiter de cette nature relativement préservée. Agrémentées de quelques pêcheurs passionnés de cet écosytème à protéger, ces deux parcours offrent de belles balades au fil de l’eau et une fraîcheur bienvenue pour les journées caniculaires.  

yrlab
Texte yrlab
Enjoy the life and pleasures!!!
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