Pour changer un peu de l'ultra-centre de la Tarentaise, nous avons pris la route longue et sinueuse qui mène aux alpages du Grand Arc, au dessus d'Albertville. Prévoyez tout de même une voiture haute. Ou du temps, l'accès au refuge de la Thuile est interminable.
Le départ est tardif, vers 11h45 mais le mercure est encore en train de monter. Vite, pour échapper au chaud on monte les 5-600 metres qui nous séparent de la crête.
Nous sommes accueillis par un troupeau de chèvres autochtones et leurs deux patous adorables qui viennent nous renifler en agitant leurs arrières trains.
La crête est belle. On croise un couple qui a fait demi tour pour cause de vertige et peu de temps après, il nous faut aussi mettre les mains, et le chemin s'amuse à nous faire passer les du vide. Ce n'est pas la tasse de thé mais avec un peu de respiration, je continue de poser un pied devant l'autre en éteignez Le cerveau.
Le gros morceau cela dit, c'est le Grand Arc par l'arête Nord ouest. Le chemin est coupé par un gros névé suspendu et nous oblige à un détour des des vires herbeuses, les fesses dans le vide. Rien de très technique, mais impressionnant quand le vide et moi, ça fait au moins deux. Le piolet que j'avais pris pour un éventuel névé me rassurera dans l'herbe avant d'arriver au passage câblé avant le sommet, finalement beaucoup plus simple.
A partir de là, c'est du chemin "classique" pour redescendre côté sud, même si ça reste relativement pentu. D'ailleurs, au lieu de faire l'aller-retour, on décide de faire la boucle par le petit Arc, le chalet Marret et Michellettes. Au passage, petit coup de gueule pour dire que les cochons du refuge de la Thuile sont probablement plus propres que certains visiteurs de ce dernier abris.
La boucle se fini dans une chaleur insoutenable et les 1000m de dénivelé et 10km de la boucle nous donnent l'impression de bien plus. C'est une belle balade mais qui demande un peu de volonté pour monter, tant en voiture qu'à pied.
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