Ce samedi 30 mai, c'était la grande échéance de ma saison 2026 et malheureusement en mode canicule. Une Maxi Race de 100 km pour 5'800D+, un tour du Lac en solo par les montagnes avec un départ à 2h56 du matin. La journée s'annonçait brûlante.
Le départ fût donné sur le quai de la Tournette. Le début du parcours permettait un peu moins de 4 km d'échauffement avant de contourner le Mont Veyrier en direction du Col des Contrebandiers. Une redescente amicale avant de laisser place à la première et principale difficulté du jour, une montée de 1'200D+ jusqu'à la Pointe de Talamarche, point de vue incontournable sur la Tournette, les Aravis d'un côté et les Bauges de l'autre, avec le Mont Blanc en point d'Orgue. Aussitôt l'ascension terminée, une redescente raide et immédiate de 1'000D- dans le fond de vallée aura laissée quelques traces dans le musculaire. Mais il aura fallut enchaîner avec la montée du Col des Nantets, avant de retrouver un terrain plus roulant qui longeait les contreforts de la Tournette pour renouer avec le Col de la Forclaz et enfin redescendre sur Doussard, première base vie de cette épopée.
La première partie de l'aventure était plutôt cassante mais les températures étaient encore clémentes. La suite par contre s'annonçait chaude, le mercure était déjà bien monté et il fallait se dépêcher pour retrouver des parties boisées. Après une pause bien méritée, l'objectif suivant était fixé, la montée interminable du Col de Bornette dans une forêt épaisse, marquant par ailleurs la limite entre nos deux belles Savoie. C'était long mais de multiples cascades et fontaines permettaient de faire retomber la température corporelle. Un passage à Bellecombe-en-Bauges avant de rejoindre l'enfer, la montée du Crêt de l'Aigle qui mène au Sommet du Semnoz: chemin d'arête étroit et caillouteux, de temps à autre dissimulé sous la canopée, devenue le couvercle d'une cocotte minute qui mettait à mal les corps. Un grand merci à l'organisation d'avoir ajouté de multiples points d'eau sur la dernière partie du parcours car il aurait été vraiment compliqué de faire sans. La trace menait ensuite sur le domaine skiable du massif pour retrouver la dernière base vie du parcours, ultime instant de sustentation avec une mention spéciale pour les bénévoles réellement aux petits soins des coureurs! La suite ou plutôt la fin: une longue descente progressive du Semnoz jusqu'à Annecy - Parking des Marquisats; les 14 km finaux de ce nouveau parcours que j'ai trouvé beau d'Annecy à Doussard mais beaucoup moins intéressant en seconde partie.
C'était tout de même une jolie balade, épaulée par une armée de bénévoles au top et des spectateurs bienveillants au rendez-vous tout au long de la trace.
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