Ascension du Didi Abuli

1912m
Le récit de l'ascension et de la descente à ski du volcan Didi Abuli par l'équipe de la Timuzapata avait éveillé chez moi beaucoup de curiosité et d'envie : une montagne à l'écart des grands axes touristiques, une région reculée et mal desservie et puis ce désir de volcanisme qui a souvent guidé mes voyages et mes destinations.

On quitte Akhalkalaki à la frontière avec l'Arménie, une ville qui semble figée à l'époque soviétique ! On y parle quasiment que le Russe et l'Arménien, les lada 500 semblent être la norme, des tuyaux de gaz aérien serpentent tous les coins de rue.
La route goudronnée se transforme très vite en piste défoncée jusqu'à notre point de départ, le village d'Abuli. Notre chauffeur qui n'a pas bien intégré que nous souhaitions marcher pousse tant est plus son 4x4 sur les pentes de notre objectif du jour.

La randonnée commence finalement à 2 240 mètres dans de vastes prairies où paissent des moutons. Un sentier marqué par le passage des bêtes est visible et permet de faire le début de l'itinéraire sans trop louvoyer. Le sommet semble évident mais l'herbe est vite remplacée par un univers chaotique et des blocs tourmentés de lave. Le Didi Abuli et ses 3 300 mètres est finalement gagné au bout de 3h30 d'une marche lente à jouer à saute caillou dans un décor totalement minéral.

Les pentes de ce volcan endormi ne nous laissera finalement pas un souvenir impérissable tant son cheminement estival est complexe mais ce point négatif est largement compensé par l'hospitalité des habitants de la Djavakhétie, région oubliée du tourisme mais qui mérite vraiment de s'y attarder!