Do you at least have a twin brother?...

Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article sur cet américain Tony Krupicka, un coureur de 24 ans (soit un an de plus que moi) élevé dans la campagne du Nebraska, passé depuis peu du macadam aux ultras (premier marathon à 12 ans). Avec son allure au cheveux longs, son physique qui n'a rien à envier à Haile et son simple short culotte, l'article dit de lui qui ressemble a Tarzan, tant au niveau du look qu'à son approche du monde actuel. Moi il me fait penser à Christopher McCandless, le feu etudiant americain qui a tout laissé tomber pour son voyage initiatique sur lequel Into the Wild est basé.

Sa vision critique de notre société transparait dans la philosophie qu'il a à l'égard de la course à pied. La découverte de cet énèrgumène comme on n'en trouve presque plus aujourd'hui, surtout de cet âge, m'a profondement troublée; peut-être aussi parce que je me retrouve dans certains de ses dires.

Voici l'article que vous vous devez de lire : http://www.ultrafondus.fr/content/view/1298/41/.

Voici les extraits que j'ai choisis :

« Il est l’archétype du coureur de la jeune et nouvelle génération, explique Buzz Burrell, le manager du team de course de montagne La Sportiva. La course ne sert pas de catharsis à leur colère ou à leur douleur. Ils ne pensent pas que souffrir est noble et que la douleur fait de vous quelqu’un de meilleur. Ils sont déjà de bons gars, avec la tête bien sur les épaules et courent pour exprimer leur joie ou leur liberté.»

« J’adore la sensation que je peux éprouver à courir dans un cirque ou passer un col, ce sentiment de se sentir tout petit et humble devant l’immensité de la nature. J’adore cette sensation de voler de l’autre côté du col avec la brise dans mes cheveux, des petits cailloux dans mes chaussures, les cuisses qui brûlent, les branchages qui me fouettent le visage et quand, finalement, complètement épuisé, il n’y a rien de mieux que de quitter ses chaussures et juste s’asseoir. Juste se reposer un instant. La course à pied aiguise la sensation d’être en vie et sublime les
émotions.
»

C'est ce que je ressens de maniere generale. Quand j'ai commence a vouloir courir des ultras, c'etait plus ou moins sur un coup de gueule, je n'avais aucune experience de course en competition quelqu'elle soit. Aussi, je me suis heurtee a pas mal de barrieres (humaines). Pourtant, bien que ma colere ait nourri mes pas dans un premier temps, elle m'a permis de rapidement me recentrer sur ce qui etait essentiel : me faire plaisir dans l'effort. Parce que c'est bon de courir, voir du paysage, de la nature! Cela fait aujourd'hui moins d'un an que j'ai fait mon premier ultra et mon but n'est pas de passer la ligne dans d'atroces douleurs pour amplifier la jouissance de la victoire, finir "heroiquement" mais bel et bien finir pour me dire : putain je l'ai fait, et que c'etait bon!
Alors bien sur il a les cheveux et des shorts bouffants sacrement moches, but I only have one question Mr Krupicka : will you marry me (please)?