Dans la famille j'ai-pas-de-chance-et-ca-me-gave-parce-qu'il-fallait-que-ca-arrive-maintenant-et-pas-il-y-a-3-semaines...
C'est un fait, apres la pluie vient la neige; apres le bon vient le moins bon... Il y a quelques temps j'ai recu une sacree bonne nouvelle, le moral allait tip top, la saison s'annoncait tres bien, eh bien NON! Ca ne pouvait rester ainsi. Quelqu'un la-haut, le Dieu des ultra-traileuses en herbe probablement, en a voulu autrement : c 'est pas parce que je suis sponso salomon maintenant (artcile a venir) que tout va etre facile... Oh que non!
Je m'explique.
Jeudi dernier, alors que je suis a J-9 de ma premiere course de la saison et la 2eme plus importante en terme de parcours et de preference perso, je pars faire un petit entrainement a la cool, un des derniers avant la derniere semaine de repos pre-course, pour "faire du jus". Je pars tranquillou de chez moi, longe les quais comme d'habitude pour rejoindre un endroit plus propice au deroule et surtout moins pollue et plus nature. Mais cela est sans compte cette petite vieille dame qui prend tout le trottoir... De peur de la surprendre et lui declencher une crise cardiaque en arrivant par derriere, je ne lui demande pas de se decaler. Je me dis que je vais la depasser par la droite meme si le trottoir est etroit et qu'une voiture arrive en face... C'est sans compter sur l'adage "qui fait le malin prend un pain"!! En effet, alors que j'etais a sa hauteur, mon pied droit a decide de partir en vacances, il s'est fait la male du trottoir pour parfaitement epouser la face verticale du rebord et etre sur de bien former un angle a 90* avec le reste de mon corps... Ne voulant toujours pas faire sursauter la ptite dame et risquer d'avoir 2 eclopees, elle, tombant a la renverse, j'avale le cri de douleur que je sens monter en moi... Un sentiment de panique s'est mele au lot : "non! non! par pitie pas la cheville!" ... Mon pied revient alors de vacances, back on the trottoir, en face de mon tibia et non plus perpendiculaire et ouf, ca va, ca tient dans sa position normale... Je decide donc de continuer mon entrainement pendant l'heure et demie que j'avais prevue... Je fais quand meme attention dans la descente de la Bastille mais tout roule sans probleme.
Retour a l'appart, de longs etirements, une bonne douche et au sortir de la salle de bain... Le cri de douleur etouffé il y a 2 heures ressurgit et transperce gorge et bouche pour eclater au grand jour. Je manque de tomber... Ma cheville est bel et bien rentree de vacances : elle a refroidi et me fait maintenant atrocement souffrir... J'arrive peniblement a marcher jusqu'a mon lit. Je scrute desesperement ma cheville, cherche un signe de blessure, lui parle, lui demande de ne pas etre blessee, de m'avoir fait une simple blague. Rien n'y fait. Je souffre de plus en plus. Ma tete commence a tourner. Avant de me poser mille questions, je rampe jusqu'a mon frigo pour me faire un seau de glacons. J'hesite a en garder la moitie pour me la jetter dessus, me dire que je reve. Mais rien n'y fait. La douleur est de plus en plus lancinante. Je n'arrive pas a y croire. Je suis blessee. Je ne peux plus poser le pied. Je suis blessee. Et j'ai une course dans 9 jours. Une course a laquelle je pense depuis plus d'un mois, pour laquelle j'ai consacre argent, temps et energie. Une course pour laquelle je nourrissais l'envie de courir et faire a nouveau quelque chose de bien, pour mon soutien Adrenaline / Salomon qui m'ont recemment fait confiance et puis surtout pour moi. Mais je ne peux plus poser le pied. Je suis blessee.
S'ensuit alors une nuit ou la douleur me maintient eveillee, afin de mieux cogiter et etre en proie au doute surement. Merci cheville.
Verdict dans le prochain episode.
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